Début juillet, la fumée et une bonne odeur de viandes grillées s’échappent de la rue Kléber. Pas de doute Kobus est de retour à Montreuil pour une « party » en entreprise.barbecue montreuil kobus

D’après les statistiques, les Français préparent en moyenne 17 barbecues dans l’année, rien n’est dit sur les Montreuillois mais en nous baladant dans les rues de la ville, nous avons constaté qu’avec le retour des beaux jours les grills sont de sortie. Véritable phénomène de société, 90% des Français en posséderaient un. Un championnat de France existe même depuis 2013, c’est vous dire l’étendue de la pratique. Le blog de Nestor a rencontré le champion toute catégorie. Kobus Botha est sud-africain et voit les choses taille XXL. Son barbecue mesure 12 mètres de long. Depuis plusieurs années, il sillonne les routes de France pour partager sa passion : le braai (BBQ sud-africain).

« D’Avignon à Bordeaux en passant par la Bourgogne, j’anime des événements culturels, des mariages ou des fêtes d’entreprises. Je peux préparer le barbecue pour 5 000 ou pour 10 personnes dans le super haut-de-gamme » à la carte ou à la demande des clients. Avant d’être itinérant, Kobus tenait au 22 rue Robespierre, My Food, un restaurant sud-africain.  Si vous aimez la boerewors, la saucisse traditionnelle du pays, vous avez peut-être mangé chez lui. « Le restaurant a très vite marché. Les gens venaient de loin mais je n’ai pas pu prolonger le bail malheureusement » explique celui qui servait une cinquantaine de couverts chaque midi. « J’ai toujours aimé Montreuil, comme en cuisine c’est le mélange. Le restaurant se trouvait à côté d’un foyer malien, où j’ai mangé quelques fois. J’ai découvert de la nourriture là-bas. A Montreuil, il y a plus de 100 nationalités qui cohabitent. Je voyageais sans me déplacer. J’aime ce brassage. ». Avec la fin du restaurant, Kobus a développé l’activité Braai.

Le barbecue, c’est plus qu’une simple cuisson ou un boulot, c’est une partie de ma vie. J’aime partager cela. A Paris, la cuisson au feu de bois s’est perdue et moi j’adore allumer des feux dans Paris. On a fait des barbecues un peu partout.

La table de plus de 700 convives sur le canal de l’Ourcq l’an passé, c’était lui. Cet été il remet cela sur le quai d’Austerlitz, (Paris 13e). Kobus réfléchit à monter des restaurants éphémères « Le braai sud-africain c’est plus qu’un repas. C’est un véritable moment culturel, familial, amical. Tout le monde se retrouve pour allumer le feu, parler, préparer. C’est un moment de partage. Le barbecue en Afrique du sud c’est facile à organiser, on en fait tout le temps ». Kobus évoque ses recettes et celles de sa famille dans deux livres, l’un aux éditions Mango, l’autre chez Lantaarn. Boerewors forcément faites maison, grillades ou maïs… Tous les aliments peuvent cuire sur le barbecue. Dernier conseil du chef pour accompagner le repas, un vin rouge sud-af « Le Kleine Rust, un mélange de cépages : Cabernet Sauvignon, Merlot, Syrah ». De bons moments autour d’un barbecue en perspective donc de bons souvenirs aussi « Mon meilleur souvenir, c’est avec mon père qui m’a montré comment faire. J’avais 5 ans nous vivions en Afrique du Sud ».